Les journalistes trouvent des points négatifs et positifs dans les paroles des chansons de Rammstein. Une échelle qui varie de la terreur jusqu'à la fascination.
Flake : C'est intéressant de voir autant de gens se poser des questions à notre sujet. Il y a des phrases dans nos paroles qui n'ont jamais posé problème pour nous. Pendant ce temps, ils discutent et analysent. On ne s'attendait pas à ce qu'autant de choses se passent. En ce qui concerne la pochette de notre premier album, la photo n'était pas très bonne. Cependant, nous avons décidé de la mettre sur la pochette. Nous avons lu plus tard que nous voulions nous faire passer pour la "Herrenmenschen" - "la race dominante".
Till : En fait, au début, nous ne savions pas comment faire une pochette d'album.
Paul : Si les journalistes veulent nous coller une étiquette de nationalistes maintenant, c'est simplement idiot. Nous ne sommes pas juste des Allemands typiques - pas l'un d'entre nous. Nous n'aimons pas particulièrement le football, nous ne sommes pas des fans de notre pays non plus.
Richard : Je crains que les journalistes utilisent Rammstein pour augmenter la vente de leurs journaux. C'est de cela dont j'ai peur.
Oliver : L'auditeur comprend les mêmes choses que le journaliste, mais le problème est que le journaliste, lui, l'écrit.
Flake : La presse nous surprend constamment avec leurs inventions.
D'un coté les membres de Rammstein se défendent eux-mêmes contre les spéculations et ceux qui les interprètent mal, mais en même temps, ils n'en font pas plus qu'il ne faut pour remettre en ordre les malentendus.
Flake : Nos parole ne peuvent pratiquement pas être mal interprétées. Elles sont bien normales, romantiques. Tous les jeunes de 16 ans ont déjà vu pire à la télévision. Vous n'avez qu'à regarder " Taff " sur PRO7 - on peut y voir toutes les ordures de ce monde. Là c'est de la brutalité.
Till : Tout le monde se plaint quand on parle de thèmes tabous. Actuellement sur un album, il y en a seulement deux... ou trois... quatre maximum. Tout le reste, ce sont des chansons d'amour, comme par exemple "Seemann" : c'est un texte complètement différent des autres. J'essaie de créer une "déclaration vive" en utilisant des allégories, en écrivant de façon "fleurie". Tout comme les succès des années '60 - comme "Je vais rester avec toi ce soir". Dans ce cas tout le monde sait ce que ça veut dire. Ça signifie qu'il va rester avec elle, mais on sait pourquoi.
Christoph : Je m'identifie à ces paroles. Je crois qu'elles sont très bonnes. Elles sont, en gros, un peu extrêmes, mais ce que j'aime c'est qu'elles ont toujours un double-sens, elles n'ont jamais qu'une facette.